Luttes et résistances raisonnent lorsque je rencontre Tava Guarani, l’une des communautés reconnues, dans la zone orientale du Paraguay, pour être une référence en terme de restitution de leurs droits et d’obtention d’une terre riche.
La couleur rouge du sol, pourtant fertile, rappelle le sang ou le sort des insurgés qui ont persisté, crié de leurs voix houleuses. Celles d’un choix de vivre selon leur idéal de vie, leur vision créatrice, fruit d’une organisation communautaire, de sources productives autonomes.
Quand j’écoute ce peuple étranger mixé par les cultures du passé au franc parlé guarani, j’entends leurs convictions de protéger ce qu’ils ont construit avec dignité et souffrance. Des mots inconnus sonnent la foi des coeurs qui palpitent chaque minute d’une intensité immense de vivre la liberté sur leur territoire.
Mais, le sentiment de douleur ne cessera-t-il jamais ? D’autres communautés se réunissent toujours et encore pour camper sur des terres envahies par les semeurs de trouble, les planteurs de soja brésiliens ou étrangers.
On ne saurait imaginer quelle force ces gens dévouent à la terre pour combattre la mauvaise herbe des gens avides de fric !