Grace à la confiance du peuple Pewenche rencontré sur la cordillère des Andes, j’ai reçu plusieurs enseignements d’anciens, lonkos -chef- et werken -messager- sur leur spiritualité, que je n’ai pu graver étant donné l’aspect sacré de leurs connaissances et croyances. Elles s’avèrent être la réponse à la recherche permanente des éléments qui configurent la vision du monde. J’espère pouvoir être le plus proche de la transmission orale reçue.
Pour arriver à comprendre la réelle dimension du monde Mapuche, comme monde particulier et distinct, il est important de ne pas intégrer les concepts occidentaux et de s’éloigner du monde winka -étranger, blanc- afin de saisir les caractéristiques de la cosmovision, représentée par le kultrun, tambour sacré.
Dans le temps, les ancêtres ont réussi à déterminer et expliquer la structuration de leur propre monde, ce qui veut dire, qu’ils arrivèrent à échanger avec chacun des éléments que forment le monde, dans lequel ils vivent. Ils ont réussi à comprendre comment se lier à la terre et au monde qui les entoure, la force et la puissance qui permettent la vie en lien avec la nature, la situation du soleil, de la lune, du jour, de la nuit et de l’homme. Aussi, ils se sont rendus compte de l’existence des puissances et des esprits surnaturels et en quelle mesure ils soutiennent ou préjudicient l’homme. Ainsi, ils identifièrent clairement l’existence d’une terre centrale appelée « Nag-mapu », l’espace visible où habite l’homme et la nature, et dont l’extrême existe dans d’autres terres : le « Wenu Mapu » et le « Minche Mapu ».
A suivre…