Mes convictions personnelles et professionnelles sont guidées par les sciences sociales, le respect de l’environnement, les actions de solidarité, et la culture latine. L’intérêt porté sur ces aspects a orienté ma volonté de m’engager sur des problématiques humanitaires, de contribuer à la résolution de problèmes sociaux, tout en favorisant le dialogue interculturel et le partage des valeurs solidaires.
Appartenant au mouvement des indignés, qui s’interroge sur l’évolution des sociétés modernes, il paraît compliqué que notre génération désillusionnée s’épanouisse favorablement face aux conséquences complexes de la mondialisation. En ce sens, il me semble important de donner les moyens à une jeunesse qui le souhaite de réinventer le monde par le biais du partage interculturel, l’échange de mode de pensées, la création d’initiatives locales et de nouveaux liens sociaux, en utilisant différents supports médias (internet, radios, presse,…).
Quelque soit notre culture et la région où nous vivons, le développement est en essor. Il permet aux sociétés du monde de s’insérer dans une logique de progrès et de croissance censée apporter le bien-être aux hommes. Or, le modèle de développement ne contribue pas à toutes les populations de vivre dans de bonnes conditions et de manière égalitaire. Les problèmes mondiaux se manifestent souvent de la même façon quelque soient les sociétés.
L’Amérique du Sud est un continent qui me passionne depuis plusieurs années pour sa diversité culturelle, sa mixité sociale et sa biodiversité. Pourtant, je me suis souvent interrogée pourquoi les droits humains étaient-ils bafoués ? les inégalités se creusent-elles toujours ? et la nature se désagrège-t-elle encore ? Ces questions sont d’actualité dans le monde entier.
Mon attention sur la culture latine porte largement sur l’émergence de nouvelles alternatives socio-économiques intéressantes, qui alimentent la réflexion en faveur des orientations durables pour les générations présentes et futures. Mon souhait est d’approfondir l’engagement et les avancées de la société civile, des organisations locales, et des groupes communautaires pour résoudre leurs problèmes sociaux.
Ma vocation plus spécifiquement est de m’investir dans un projet porteur de sens en lien avec des populations minoritaires, les peuples amérindiens en difficulté, qui revendiquent non seulement le respect de leurs droits, mais aussi la reconnaissance de leur identité, leur mode de pensées et leur choix de vie durable. Je souhaite donc connaître précisément les dynamiques existantes et les manières d’agir au niveau local, et tirer des enseignements des populations du sud.
Le temps se précipite tel un courant d’air froid qui traverse corps et esprit. Pendant que Paris s’endort sous un automne feuilleté de gris-orangé, Buenos Aires s’éveille sous le signe du printemps mouvementé.
De près ou de loin
De près ou de loin, le projet Amérila prend forme et se concrétisera le 15 novembre dans l’idée de donner vie à un souffle d’espoir et d’humanité. Je suis guidée par l’intuition forte de partager le quotidien de peuples amérindiens et de recueillir leurs savoirs et leurs connaissances. Je suis prête à échanger le meilleur comme le pire pour comprendre ce que ces peuples vivent au jour le jour.
La principale raison de ce long périple en Amérique du Sud que je m’apprête à entreprendre répond à une volonté sensitive de me rapprocher de l’espèce humaine et de la terre. Je souhaite recueillir le fruit du savoir des hommes qui communiquent avec la nature, loin de la civilisation et du progrès. Entre connaissance ancestrale et protection de la mère nourricière, je m’interroge pourquoi ces peuples ne sont-ils pas écoutés, reconnus ou trop peu entendus ?
Alors que les indiens sont chassés de leur terre, des actions destructrices sont entreprises par des acteurs avides d’argent. A quoi rime ce jeu de pouvoir ? Plusieurs questions de bons sens m’interpellent… Je tenterai ainsi de rendre compte des faits relatifs à leurs droits humains et au soin qu’ils apportent à leur environnement. Entre écrits, photos et voix, ces moyens me permettront d’être porteur de leur cause et d’exposer une réalité.